Chauffage au gaz : ce que le plan du gouvernement va changer pour les propriétaires qui rénovent leur logement
Dès le 1er septembre, certains propriétaires ne toucheront plus MaPrimeRénov’ s’ils ne changent pas leur chaudière. Qui est concerné ?
l’aide publique à la rénovation énergétique, est concernée par l’une d’entre elles. Pour la percevoir, ce sera plus compliqué pour les propriétaires de résidences principales (les propriétaires de résidences secondaires ne sont pas éligibles). Si votre logement est chauffé au gaz, vous risquez de ne plus pouvoir toucher cette aide bien utile pour financer la rénovation de votre logement.
Qui est concerné par l’interdiction de MaPrimeRénov’ ? Uniquement les propriétaires de maisons individuelles chauffées au gaz - soit 5,2 millions de demeures (32,2%), selon l’Agence de la transition écologique (Ademe). Et parmi eux, seulement les ménages qui rénovent de fond en comble leur logement. «Seules 10% des rénovations d’ampleur conservaient jusqu’à présent un mode de chauffage fossile», précise le ministère du Logement.
Pour Audrey Zermati, cette mesure est «cohérente et a le mérite de clarifier les choses». «Pour les propriétaires de logements chauffés au gaz qui souhaitent bénéficier de MaPrimeRénov’ en rénovation d’ampleur, il était en réalité déjà nécessaire de s’orienter sur une pompe à chaleur ou une chaudière biomasse pour réaliser le saut de deux classes énergétiques (sur le Diagnostic de performance énergétique) qui conditionne l’obtention de l’aide», explique la directrice stratégie d’Effy, spécialiste de la rénovation énergétique.
Facture énergétique divisée par deux
Quid des rénovations par geste (un seul chantier et non pas plusieurs travaux) ? «Aucun changement, répond l’entourage du ministre du Logement Vincent Jeanbrun. Ils continueront de bénéficier de MaPrimeRénov’. Les rénovations par geste concernent souvent l’isolation des combles ou l’installation d’une pompe à chaleur.» Et quid des propriétaires d’appartements chauffés au gaz, au nombre de 6,4 millions, selon l’Ademe ? Là encore, «aucun changement», à en croire le ministère du Logement.
Quand cette mesure entrera-t-elle en vigueur ? À partir du 1er septembre 2026. Dit autrement, tous les dossiers de rénovation d’ampleur pour des maisons chauffées au gaz, déposés après cette date, ne pourront plus être financés par MaPrimeRénov’. «Cette mesure vise à éviter de financer des rénovations qui perpétuent une dépendance des ménages au gaz et donc les expose aux variations futures des prix du gaz», explique le ministère du Logement.
À la place, Sébastien Lecornu ambitionne de faire installer un million de pompes à chaleur françaises par an d’ici 2030. «L’installation d’une pompe à chaleur permettra de diviser par deux les factures énergétiques par rapport au maintien de la chaudière fossile, et même davantage grâce aux économies permises par l’isolation le cas échéant», ajoute le ministère du Logement.